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"Oh, quelle douce chose que cette perspective !" Paolo Uccello (1397-1475) cité par Vasari.

La perspective est l'art de représenter sur une surface plane une réalité qui est en trois dimensions. Dessiner en perspective, c'est dessiner l'illusion de la vérité et de la vraisemblance : tricher pour mieux discerner le réél. Art des faux semblants, c'est avant tout le fruit d'une question primordiale : comment je me situe par rapport à ce que je vois, comment exprimer mon point de vue, dans tous les sens du terme !
Etymologiquement, le mot latin perspectiva possède une double signification : « vue claire » et « vue traversante ». Deviner, voir clairement, voir à travers mais sans voir ce à travers quoi on regarde... Mystérieuse, la perspective évoque sans cesse quelquechose qui nous échappe pour mieux voir ailleurs...

"Suivant les règles de la perspective, elles [les gravures] représentent mieux des cercles par des ovales que par d'autres cercles ; et des carrés par des losanges que par d'autres carrés ; [.] en sorte que souvent, pour être plus parfaite en qualité d'images, et représenter mieux un objet, elles doivent ne pas lui ressembler."
Descartes, La Dioptrique.
La perspective est-elle une illusion, une tromperie, une tricherie ? Comment interprétons-nous la réalité à partir d'une image ? Réfléchissez sur le Ceci n'est pas une pipe de Magritte, aux images impossibles d'Escher, aux illusions d'optique et à la magie des anamorphoses.

Petite histoire de la perspective
La période antique : Pline, au Vème siècle avant JC s'émerveillait des représentations extrêmement réalistes des peintres Zeuxis et Parhasios ; Euclide (IIIème siècle av. JC), s'évertuait à mettre en place une théorie (fausse) de la perception visuelle et c'est au 1er siècle av. JC que Vitruve énoncera clairement le premier une théorie selon laquelle les droites parallèles semblent converger vers l'infini, jetant ainis les bases de la perspective linéaire.

L'espace symbolique médiéval :
les artistes du Moyen-Age éclipsent totalement l'idée de représentation en perspective. Cette période, essentiellement tournée vers la représentation du religieux, s'exprime surtout de manière symbolique sans se préoccuper d'une quelconque adéquation avec la réalité : les rois et les saints sont plus grands que nature, les couleurs et l'organisation des plans expriment un espace religieux et symbolique avec une structure extrêment codifiée. Les paysages disparaissent, remplacés par des fonds dorés qui écrasent l'idée même de profondeur. Ce qui est important est représenté plus grand au détriment des autres éléments du tableau, même si l'image qui résulte semble instable et bizarre.

La Renaissance et l'apogée de la perspective
: avec la redécouverte des Antiques, les artistes de la Renaissance se soucient davantage de représenter le monde tel qu'ils le voient et non tel qu'ils voudraient qu'on le perçoive. C'est Giotto (1266-1337) qui le premier représentera dans ses fresques de la basilique Saint François à Assise, un espace véritablement en perspective, même si celle-ci est encore empirique et aproximative.

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La perspective

Perspective impossible d'Escher

Malgré les apparences, toutes les lignes sont parallèles !

Fresque à Assise, Giotto (14ème siècle)

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