Le
muguet
Le dessin
:
Situez
tout d'abord les tiges principales. Les clochettes du muguet devront s'accrocher
élégamment à ces tiges, tout en souplesse et sans rigidité.
Prenez garde à ne pas les dessiner trop petites. Bien sûr vous
pouvez simplifier quelque peu la photo. Toutefois, ayez un dessin assez précis
au niveau des contours pour pouvoir bien les délimiter une fois que
vous peindrez.
Pour les feuilles, veillez à leur donner de la rondeur et observez
bien de quelle manière elles se retournent.
Ne dessinez pas les gouttes de rosée.
Une fois
votre dessin en place, placez à la plume quelques lignes de gomme à
masquer sur les petites tiges qui raccrochent les clochettes aux tiges principales.
Tendez et mouillez votre papier.
Gamme
de couleurs :
Les verts : toujours les mélanger avec un peu de rouge ou d'ocre jaune
ou de gris de Payne. S'agissant d'un vert assez vif et lumineux, n'hésitez
pas à rajouter beaucoup de jaune citron.
Le blanc : On observe que les ombres sont ocrées et que le vert des
feuilles rejaillit délicatement sur la plupart des clochettes.
Finalement, la palette s'avère assez réduite.
Commencez
votre aquarelle par les tiges principales. Attention, elles sont plus foncées
en bas. Prenez garde à ne pas passer sur les clochettes situées
à cheval sur ces tiges.
Ensuite, vous peindrez les feuilles en respectant bien l'intensité
lumineuse. N'oubliez pas de creuser les ombres avec du vert foncé.
Vous pourrez simuler les rainures sur les feuilles avec l'astuce suivante
:
Quand la couleur est encore humide, prenez le bout du manche de votre pinceau
(opposé à la virole et aux poils) et gravez avec celui-ci dans
le papier des striures. Cela aura pour effet de creuser dans le papier de
très fins sillons dans lesquels la peinture vient s'amasser, créant
ainsi un effet de fines nervures plus sombres.
Les
clochettes :
Il y a très peu à faire. Vous poserez simplement les ombres
ocres ou ocres-verts en faisant attention à les estomper sur les bords
pour éviter un effet de tache. On doit toujours sentir que l'ombre
est partie intégrante du volume de la fleur et que ce n'est pas une
tache posée dessus. C'est en peignant le fond que vous délimiterez
les contours de vos clochettes de muguet.





L'aquarelle est pour peindre les fleurs une technique merveilleuse. Il est possible de rendre à merveille la légèreté, la transparence, l'aspect fragile et la douceur de celles-ci.
Les fleurs
blanches sont difficiles à réussir à cause de leur absence
de couleur justement... C'est là qu'il s'agit de bien maîtriser
les notions d'ombre et de lumière, de savoir créer toute une
gamme de gris colorés et de beiges et de connaître les différents
procédés de réserves blanches.
Il faut les peindre par soustraction, en laissant le blanc du papier en réserve.
Toutefois, dans n'importe quelle technique le blanc n'est jamais tout à
fait blanc ! Il y a toujours des ombres colorées (gris colorés,
ocres, bruns, bleus etc
) qui serviront à faire ressortir le blanc.
La difficulté consiste à faire en sorte que ces ombres restent
des ombres et ne colorent pas le sujet blanc.


Le
blanc à l'aquarelle :
L'aquarelle est une technique qui ne possède pas de blanc pour peindre,
contrairement à toutes les autres techniques de peintures. En effet,
la principale qualité de l'aquarelle est sa transparence. Les blancs
ont pour propriété d'opacifier la peinture. C'est pourquoi on
n'utilise pas le blanc. Je vous conseille de ne pas utiliser la couleur blanche
que vous trouvez dans les boîtes du commerce... Sans quoi, votre aquarelle
risque de très vite se transformer en gouache ! Toutefois, les aquarellistes
plus expérimentés peuvent se permettre, sans risque de dénaturer
leur aquarelle, quelques rehauts à la gouache ou à l'aquarelle
blanche à la fin de leur travail.
En aquarelle, on utilise divers procédés de réserves pour garder le blanc du papier qui remplacera en fait le blanc que l'on pourrait obtenir avec de la peinture. Il s'agit du drawing-gum (gomme à masquer), de la bougie ou de la craie grasse blanche (la cire ou le gras repoussent l'eau) , du grattage à la lame pour des détails très fins en rehaut, du frottage avec du papier abrasif très fin.
N'abusez pas de ces procédés qui risqueraient de rigidifier l'ensemble de votre peinture car les contours des blancs laissés par ces réserves sont souvent nets. Je vous conseille de les utiliser pour réserver des détails extrèmement fins (nervures, lumières très ponctuelles etc...) et de penser à réserver le blanc quand vous peignez votre aquarelle !
Bouquet
Redouté

Bouquet
Redouté