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Petite histoire de la peinture…

Jusqu'au XVème siècle, les artistes utilisaient la peinture à tempéra, autrement dit des recettes de peinture à l'œuf.Les avantages étaient les suivants : fraîcheur des tons, matité, très bonne conservation, facilité de superposition et pouvoir couvrant remarquable. L'œuf (le jaune ou bien l'œuf entier) était utilisé comme agglutinant de la matière colorée et le diluant était tout simplement de l'eau. Il s'agissait donc d'une peinture à l'eau qui présentait l'inconvénient de sécher très vite, d'empêcher les reprises dans le frais et une fragilité extrême en milieu humide. Cela conduisait les peintres à protéger leurs œuvres avec un vernis huileux qui nuisait à l'harmonie colorée. Petit à petit, pour pallier à cet inconvénient, les artistes utilisèrent par dessus l'œuf des glacis à l'huile en couches très fines. Le Nord de l'Europe a été très en avance dans l'utilisation de ce procédé et c'est Van Eyck (1375-1440) qui mettra définitivement au point la technique même de peinture à l'huile.
En Italie, Cennini et Titien contribueront à faire évoluer cette technique, de même que Rubens au XVIIème et Watteau au XVIIIème siècle.

Le dossier du mois

Exemple de peinture à l'œuf :
Fra Angelico,
Le Couronnement de la vierge

Les supports :

Vous pourrez peindre à l'huile sur des panneaux de bois (médium, contreplaqué, tilleul) qui constituent des supports rigides. Ces panneaux pourront aussi être marouflés avec une toile ou du papier.
Les supports souples sont les chassis toilés. Ils peuvent être tendus avec une toile de lin, de coton, de coton-lin. Après être tendue, la toile est encollée puis enduite. Les fabriquants se chargent de ces opérations mais pouvez aussi tendre, encoller et enduire vous-même votre toile.

Peinture à l'huile :
Van Eyck
La Vierge du Chancelier Rollin

Les huiles :
Il s'agit du liant de la peinture à l'huile.
Les deux huiles les plus fréquemment utilisées sont l'huile de lin et l'huile d'oeillette.
L'huile de lin :
C'est la plus siccative des huiles à peindre. Elle forme en séchant un film résistant. En séchant l'huile s'oxygène : elle ne s'évapore pas et gagne au contraire en poids.
L'huile de lin cuite est plus siccative que l'huile de lin crue. Elle donne également un film  plus dur et émaillé.
Si vous utilisez de l'huile de lin crue, il faudra lui adjoindre quelques gouttes de siccatif.
L'huile de lin polymérisée, appelée aussi standolie est obtenue par une cuisson prolongée en étuve. Elle donne une très belle pâte mais il faut mieux l'emplyer coupée avec de l'huile de lin crue qui rectifiera sa viscosité et améliorera sa siccativité.
L'huile d'oeillette :
Cette huile est extraite du pavot noir. Beaucoup plus blanche que l'huile de lin mais aussi moins grasse et moins siccative, elle est surtout utilisée pour le broyage des couleurs claires.

Les essences :
L'usage de l'essence comme diluant de la peinture remonte à Van Eyck.
Les essences végétales :
L'essence de térébenthine : considérée comme le diluant type de la peinture à l'huile. Cette essence est extraite du pin. Pour être de bonne qualité, l'essence de térébenthine doit être claire comme de l'eau.
La térébenthine de Venise (baume de Venise) :extraite du mélèze, elle s'emploie aditionnée d'essence de térébenthine et donne aux couleurs beaucoup d'éclat.
L'essence d'Aspic : lente volatilité et donne une pâte très onctueuse.
Les essences minérales :
Le white spirit est un bon solvant des huiles. Il s'évapore plus vite que la térébenthine, sans graisser. Il matifie quelque peu les peintures.

Titien
Le concert champêtre

Rubens
Paysage à l'oiseleur

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